Thomas DAVID, félibre

23 décembre 2015

A Nosto-Damo di Vigneroun - Extrait

Cantico dou felibre TOUMAS DAVI

Er de la Coupo e de Nosto-Damo

 

Nosto-Damo, ô bono Maire !

Nautre sian li Vigneroun,

Qu'aujourd'uei lèisson l'araire

Pèr veni lausa toun noum.

 

REFRIN

Ta bandiero

Noblo e fiero,

l'aubouraren ;

 

E diren :

- Tant que viéuren -

Vierge ! que t'amaren.

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08 avril 2015

Vilo-Novo moun Païs ! Autre extrait

Mai l'age lou pu bèu ount t'an visto risènto,

Fuguè quand ta vesino alor esbléugissènto,

Pèr lis oste rouman que vouguè recata,

Espouquè sus toun front sa lusènto clarta.

Dou tèms qu'enebria de doucis ambrousio

Petrarco en Avignoun clamè sa pouësio,

E quouro de Bourdèus, vers toun roucas vesin

Venié de s'asseta lou papo Clemènt cinq.

L'auteur a ajouté les notes suivantes :

       « Pèr lis oste rouman » : Rome était en proie à la révolution quand les papes qui possédaient des terres dans le Comtat Venaissin, vinrent s'établir à Avignon en 1309. Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux, et originaire d'une noble famille de Gascogne, fut le premier qui y siégea sous le nom de Clément V. Il mourut à Roquemaure en 1314. Ses successeurs firent construire le superbe palais qui est l'orgueil d'Avignon et de la France, on y travailla durant l'espace de 34 années.

       « Sa lusènto clarta » : En 1327, le cardinal Etienne Aubert évêque d'Ostie, et plus tard (1352), pape sous le nom d'Innocent VI, fit élever un palais sur le penchant de la montagne Andaon. La chapelle en est encore bien conservée. Elle était remarquable par ses peintures à fresques (classée, monument historique depuis 1873). Ce fut dans ces parages qu'en 1356, ce pape fonda la Chartreuse, (mort à Avignon en 1362).

       Le cardinal Arnaud de Via, neveu du pape Jean XXII fonda le chapitre de Notre-Dame et fit construire une superbe église qui fut consacrée en 1333, (église paroissiale depuis 1791).

       Le cardinal de Monterac, évêque de Pampelune et neveu d'Innocent VI pour assurer la fondation qu'avait faite son oncle, donna à la Chartreuse des maisons qu'il possédait à Avignon, et 3300 florins d'or pour acquérir la grange de Valergues (Grande-Bastide) ainsi que ses dépendances (1369) et d'autres revenus en blé, vin, etc. Il remit aussi aux chartreux une autre somme de florins d'or pour acheter de nouvelles terres, et les fit héritiers après sa mort (1385) pour le tiers de sa grande fortune. Aussi la Chartreuse le considéra-t-elle comme son second fondateur.

       D'autres cardianux firent aussi de nombreux legs à la Chartreuse. c'est ainsi que le cardinal Aubert, lui laissa mille florins d'or pour être convertis en redevance de blé dont la moitié pour le monastère et l'autre moitié pour être distribuée chaque année aux pauvres. Ce cardinal, autre neveu d'Innocent VI, consigna que cette aumône serait distribuée par le prieur, intentionnellement pour le repos de l'âme de son oncle et de la sienne. Il choisit sa sépulture dans le milieu du choeur de leur église.

       Le cardinal Etienne Aubert évêque de Carcassonne se fit un honneur de mériter par ses largesses le titre de bienfaiteur insigne de la Chartreuse. Un incendie ayant réduit en cendres le palais d'Innocent VI, il voulut en cet endroit, et avec l'agrément du général du chapitre, y faire construire de nouvelles cellules pour autant de religieux qu'on y en comptait déjà (une vingtaine). Il y avait employé 1364 florins, lorsqu'il se vit obligé d'accompagner Urbain V en Italie où il mourut (1363).

       Le cardinal Guy de Bologne, nonce en Espagne, qui consacra l'église et qui mourut à Lérida le 27 novembre 1374, fit aussi de grandes largesses à la Chartreuse; nous en dirons autant du cardinal Jean de Neufchâtel, évêque de Tulle, mort en 1398, du cardinal d'Amiens (Jean de la Grange) qui mourut à Avignon le 24 Avril 1402.

       Enfin [...] le nombre des cardinaux et de tant de saints personnages y devint si grand à Villeneuve, qu'Innocent VI se plaisait à l'appeler la Vallée de Bénédiction.

       Relativement à cette époque, voici comment Monseigneur Plantier, évêque de Nîmes s'exprimait, lors des fêtes qui eurent lieu pour l'inauguration de notre musée municipal en 1868 : « La splendeur nouvelle dont Avignon subissait l'éclat, traversa le Rhône, même dès les premiers temps, et ceignit le front de Villeneuve encore obscur, d'une auréole aussi brillante qu'inouïe ».

       « Petrarco en Avignoun » : C'est à cette époque que Pétrarque poète italien (1304-1374) vint à Avignon. Ce nom évoque par le souvenir d'admirables poésies, d'exquis sonnets d'amour, le nom de celle qui fut la Muse inspiratrice du poète, la belle Laure de Noves, épouse du marquis de Sade.

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31 mars 2015

La Fèsto de Sant-Marc à Vilo-Novo d'Avignoun

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       La fête de la Saint-Marc (le 25 avril) est la fête traditionnelle de la vigne et du vin, elle est organisée par la confrérie des Vignerons de Saint-Marc. Cette fête se déroule chaque année dans le centre de Villeneuve-lès-Avignon.

       Je vous propose ci-dessous un texte, relatant la fête de la Saint-Marc en 1892, écrit par notre félibre Thomas DAVID.

La Fèsto de Sant-Marc à Vilo-Novo d’Avignoun

       … “A Vilo-Novo, la fèsto de Sant-Marc, lou patroun de la glòri dóu pople campagnard, èro lausado em’estrambord e grando joio, qu’es pas de crèire. La vèio, à la primo-aubo, resclantissien à l’encò de chascun, lis aubado que se fan encaro en tóuti nòsti fèsto, pièi, à la vesprado, uno souco èro derrabado e tout lou sero, au son dóu fifre e dóu tambour, un dansaire coume n’i'en a pas gaire, en tout caire e cantoun la permenavo.

       E l’endeman matin, quente afougamen ! Lou pople, de segur pas tant badau que vuei, èro endimencha coume à si grand jour de fèsto, coume à si plus bèlli voto, e tóutis en famiho partien leissant la clau souto la porto… E ounte anavon ? Anavon alègre, au balans de si campano, à la santo messo s’ageinouia davans San Marc, alor espausa au bèu mitan di flour óudourouso e dis espigo dóu printems e encencha de quàuquis agroufioun cremesin.

       De lou vèire ansin tant bèu, lou pregavon emé fe, lou pourtavon en proucessioun, en grand triounfle, cantant si letanìo dintre si bladarié e si vignarés, pèr que touto la campagno ansin benesido souto sa prouteicioun, fuguèsse mai la nourriciero dóu pople, que se ié culiguèsse de tout à bèl èime e fuguèsse que mai un jardin d’aboundànci. Pièi, tóuti trefouli, sourtien de l’oustau de Diéu, se rendien sus la plaço, e aqui venien vèire em’uno joio que vuei noun poudèn coumprendre aquelo poulido souco engarlandado de flourque porto toujour emé soun fru la vigour de nosto raço, la gaieta de nosto Prouvènço e l’aveni de tóuti li generacioun ! Alor cridavon “E Vivo lou maiòu ! e Vivo Sant Marc !”…

       La fête de Saint-Marc, célébrée traditionnellement le 25 avril, trouve en effet ses origines dans les antiques fêtes païennes. En Gaule, le culte de Bacchus, dieu romain de la vigne et du vin, était répandu jusqu’en Provence, alors pays des vignes. Cette divinité romaine et ces manifestations sont issues de la mythologie grecque et de ses fêtes, Dionysos et les Dionysies.

       La Saint-Marc s’apparente aux fêtes romaines dites des “ Robigalia ” en l’honneur de “Robigo”, divinité que l’on invoquait afin de préserver le blé de la “nielle ”, ou rouille des plantes. Les traces les plus anciennes de la confrérie de Saint-Marc remonteraient au XIe siècle. Sans doute aura-t-elle remplacé une de ces fêtes païennes où l’on dansait autour du feu dans la plus grande liberté.

       Dès le début du christianisme, l’église s’est associée à cette fête. Dédiée alors à Saint Marc l’évangéliste, en sa qualité de patron des vignerons dans notre terroir. On rattacha la vigne et le vin aux prières et processions dites “ rogations ” pour demander la pluie ou un temps clément et attirer la bienveillance divine sur les futures récoltes.

La confrérie de Saint-Marc a pour but le maintien du culte de Saint Marc. Autrefois les confrères sillonnaient les vignes pour surveiller la croissance des ceps, des sarments et des futurs raisins. Perpétuant la tradition, la Confrérie de Saint-Marc est la seule confrérie vigneronne qui ait conservé ses propres rituels de danses et de chants.

Source : Confrérie de Saint-Marc, Villeneuve-lès-Avignon

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31 décembre 2014

Merci et bonne année 2015 !!

Je vous remercie pour votre fidélité et vous adresse mes meilleurs voeux pour la nouvelle année.

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24 août 2014

A la Santo-Vierge - Extrait

Envoucacioun

Quando l'orre mau nous emmantello

Pèr miés nous buta dins l'errour,

De-vèrs lou pople que te bèlo,

Esbrihe, ô Vierge ! ta clarour.

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07 août 2014

Le Félibrige : origine et histoire

       Le félibrige est une association littéraire qui a été fondée au Château de Font-Ségugne, à Châteauneuf-de-Gadagne (Vaucluse), le 21 mai 1854, jour de la Sainte Estelle, par sept jeunes amis et poètes provençaux, désireux de tirer leur langue de l’oubli. Ils sont appelés li primadié.

       Le but de cette association a été très bien défini dès le début : créer une association d'esprits choisis et sérieux qui ont la volonté et les compétences pour restaurer la langue et la littérature provençale, loin des troubaires faciles et grossiers. Afin de se démarquer du reste des poètes provençaux qu'ils jugeaient banals et vulgaires, les sept amis choisirent un nom original, et personnel : le Félibrige. Ce nom vient d'une vieille chanson : l'Oraison de Saint-Anselme, apportée à la réunion par Frédéric Mistral, dont le texte qui se récitait naguère à Maillane son village d’origine, décrit : ...avec les docteurs de la Loi, avec les sept Félibres de la loi (Eme li set felibre de la lèi). Etant donné qu'ils étaient eux-mêmes sept et qu'ils désiraient incarner "la loi nouvelle de la poésie", les félibres représentaient donc "les docteurs de la loi".

       Les sept félibres sont : tout d'abord Joseph Roumanille (1818-1861), véritable Père du Félibrige et compère de Frédéric Mistral (1830-1914), qui sera un des membres les plus actifs. Théodore Aubanel ( 1829-1886), sera avec les deux premiers cités, un des trois piliers du Félibrige. A ces trois-là, il convient d'ajouter Anselme Mathieu (1828-1895), compagnon de poésie de Mistral depuis le collège. Jean Brunet (1822-1894), faisait aussi partie de ces félibres, ainsi que Paul Giera (1816-1861), et Alphonse Tavan (1833-1905).

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Les sept félibres de Font-Ségugne

Au point de vue linguistique, le Félibrige souhaite restaurer la langue provençale en lui donnant une orthographe et une grammaire, perdues par les longs siècles d'abandon. Les félibres comprirent rapidement que pour atteindre leur but, il ne suffirait pas de produire une langue épurée, de magnifiques poèmes, mais qu'il fallait aussi s'adresser directement au peuple auquel il fallait réinculquer les valeurs de la langue provençale. Les félibres rédigèrent un outil de propagande, à but non lucratif, sur une idée de Roumanille : l'Armana prouvençau. Cet almanach, entièrement rédigé en provençal, énonçait les prochaines manifestations, les fêtes, mais aussi et surtout contenait l'histoire de la Provence, afin d'enseigner aux Provençaux leur passé et de les initier à la littérature provençale.

Les premiers statuts du Félibrige, en 1862, établissaient un nombre restreint de membres répartis en sept sections. Depuis 1876, le Félibrige compte des félibres mainteneurs, en nombre illimité, et des félibres majoraux, au nombre de cinquante.

Les adhérents de l'association sont appelés félibres mainteneurs (felibre mantenèire). Ils sont répartis en sections appelées maintenances (mantenènço). Le Félibrige compte actuellement six maintenances : Aquitaine, Auvergne, Gascogne-Haut-Languedoc, Languedoc-Catalogne, Limousin, Provence. Chaque maintenance est administrée par un bureau composé d'un syndic (sendi), de vice-syndics (souto-sendi), d'un secrétaire (secretàri) et d'un trésorier (clavaire).

Les félibres majoraux (felibre majourau) sont élus à vie par cooptation et détenteurs d'une cigale d'or, qui se transmet à leur mort comme un fauteuil d'académie. Chaque cigale porte un nom symbolique référent à une région, à une ville, à un fleuve ou à une valeur félibréenne. Les félibres majoraux composent le consistoire qui est le gardien de la philosophie de l'association.

Le Félibrige a un Capouliè qui détient la responsabilité première du Félibrige. Il est élu pour un mandat de quatre ans renouvelable par ses pairs, les félibres majoraux, ainsi que par les syndics (sendi) et les délégués des maintenances. Il porte l'étoile à sept branches, en or, insigne de sa charge. Il est aidé par un secrétaire général (baile), un trésorier (clavaire) et par des assesseurs (assessour).

Frédéric Mistral fut le premier capoulié du Félibrige.

Le félibrige possède en son sein, une académie appelée consistoire (counsistori), garante de la philosophie félibréenne, composée de cinquante majoraux, dont le Capoulié, élus à vie par cooptation. Le majoral (majourau) est détenteur d'une cigale d'or portant le nom que lui donna son premier titulaire. Respectant l'usage académique, les nouveaux majoraux sont invités à prononcer après leur élection, l'éloge (laus) de leur prédécesseur.

Comme nous l’avons compris, quiconque adhère au Félibrige pour défendre la langue et la culture d'Oc est nommé mainteneur (mantenèire). Les mainteneurs portent comme insigne une pervenche d'argent : ce sont les maîtres en gai-savoir (mèstre en gai-sabé) reconnus pour leurs mérites littéraires ou les maîtres d'oeuvre (mèstre d'obro) reconnus pour leurs actions. Les mainteneurs sont en nombre illimité.

Les membres du Félibrige sont appelés Félibres. Ils peuvent être mainteneurs ou majoraux.

Concernant le terme félibre, il serait ici intéressant de rappeler les paroles de Paul Ruat : "Et puis, si on vous demande un jour ce qu'est un félibre, vous pourrez répondre ceci : un félibre est un patriote régional qui aime son pays et qui cherche à le faire aimer; un félibre est un ouvrier de la plume et de la parole qui prend plaisir à parler la langue de son enfance que parlaient ses aïeux ; un félibre est celui qui fait valoir et connaître nos célébrités locales, nos artistes de la truelle, de la scie et du pinceau, afin qu'un rayon de ces gloires du terroir rejaillisse sur la France, pour que la grande patrie soit toujours plus belle, plus forte, plus unie."

Sources :

Wikipédia

Notre Provence

Félibrige, Lou Raioulet

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05 août 2014

L'emblème du Félibrige : l'étoile à sept rayons

       Le Félibrige adopte un emblème en 1854, l'étoile emblématique à sept rayons. Frédéric Mistral lui-même raconte comment cette étoile est devenue le symbole des Félibres : « La première félibrée officielle eut lieu à Font-Ségugne le 21 mai 1854 ; nous cherchions quel emblème nous pourrions nous donner, lorsqu'un de nous, regardant le calendrier, vit que ce jour-là était celui de la fête de Sainte-Estelle. C'est ainsi que Sainte-Estelle est devenue notre patronne, et comme estello en provençal, signifie étoile, c'est de là que nous avons tiré l'étoile symbolique qui préside aux destinées du Félibrige. »

Etoile du Félibrige

Source : Notre Provence

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Coupo Santo - Hymne du Félibrige

       La Coupo Santo (Coupe sainte) est une coupe en argent offerte par les Catalans aux félibres lors d'un banquet qui s'est tenu à Avignon le 30 juillet 1867, pour les remercier de l'accueil réservé au poète catalan Victor Balaguer, exilé politique en Provence en raison de son opposition au gouvernement d'Isabelle II d'Espagne. Cette coupe est l'oeuvre du sculpteur Louis Guillaume Fulconis et de l'argentier Jarry. Les deux femmes représentent la Provence et la Catalogne. Cette union entre Catalans et Provençaux se retrouvent aussi dans les couleurs du drapeau d'or et de gueules.

       Cette coupe inspire Frédéric Mistral qui écrit ce qui deviendra l'hymne du Félibrige : Coupo Santo. La musique est un chant de Noël de Nicolas Saboly, composé au XVIIe siècle. 

Sources : Wikipédia, Lexilogos

 

Coupo santo

        Coupo Santo


Prouvençau, veici la Coupo
Que nous vèn di Catalan ;
A-de-rèng beguen en troupo
Lou vin pur de noste plant.

Coupo Santo
E versanto
Vuejo à plen bord
Vuejo abord
Lis estrambord
E l'enavans di fort !


D'un vièi pople fièr e libre
Sian bessai la finicioun ;
E, se toumbon li Felibre
Toumbara nosto nacioun.

D'uno raço que regreio
Sian bessai li proumié gréu ;
Sian bessai de la patrìo
Li cepoun emai li priéu.

Vuejo-nous lis esperanço
E li raive dóu jouvènt,
Dóu passat la remembranço
E la fe dins l'an que vèn.

Vuejo-nous la couneissènço
Dóu Verai emai dóu Bèu,
E lis àuti jouïssènço
Que se trufon dóu toumbèu.

Vuejo-nous la Pouësio
Pèr canta tout ço que viéu,
Car es elo l'ambrousìo
Que tremudo l'ome en diéu.

Pèr la glòri dóu terraire
Vautre enfin que sias counsènt
Catalan, de liuen, o fraire,
Coumunien tóutis ensèn !

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08 juillet 2014

Au vièi e flame de la Chartrouso !

Quand te regarde amount sus la tourre carrado

Me demande : l'erqué tu paure enrouveli

Te siés coume escapa de la malemparado

Que ras de tu venguè pèr ié tout demouli.

 

Perqué dins l'aire pur aqui de l'encountrado,

Entre tant de cap-d'obro auturous espeli,

Tu soulet rèstes dre que ta voues nous agrado

Dins aquéu clar din-din qu'es toujour tant poulit.

 

Perqué mai ta campano ansin nous resto encaro

E coume dou païs la remembranço caro !

Ah ! perqué ? N'es belèu, pèr-ço que Diéu lou vou

 

Un jour ié picaras l'ouro de reviéudanço

Qu'en noste Vilo-Novo adura l'agradanço !

E qu'i trelus dou Bèu, i'esvalira soun dou.

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07 juillet 2014

A la Chartrouso antico de Vilo-Novo !

Brès de mi jouinis an, rode ounte ai vist lou jour,

Que siegue proche o liuen, vous amarai toujour.

 

O poulido Chartrouso ! ô coumbo benesido !

Tant coumoulo autro fes, de sciènci e de bèuta,

Vuei sara dins lou dou, e plus qu'entristesido,

Que te veiran li gènt venènt te vesita :

 

Lou Bèu dins toun mitan ié fai plus espandido !

L'eigueto de ta font courrènt de tout coustat,

Se vèi plus ié bagant de draiolo flourido

E sus d'aubre ramu se i'ausis plus piéuta ?

 

Ti mounumen clafi d'esculturo requisto

Se dreisson qu'enrouina, las ! davans nosto visto,

E proun maca di cop de la Revoulucioun...

 

Di preguiero e di cant, te n'an rauba l'empèri !

E restant que leidun, n'en crèis moun refoulèri

De vèire tau countraste e talo arrouinacioun.

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